Le calendrier vaccinal
La vaccination est un acte de prévention qui joue un rôle primordial dans la lutte contre certaines maladies infectieuses (tétanos, rougeole, coqueluche, méningite…).
Pour vous aider à vous protéger et à protéger vos proches, nous remboursons certains vaccins sur prescription médicale.
L’importance de la vaccination
Se faire vacciner est le meilleur moyen de se protéger contre certaines maladies dont les complications peuvent être graves, parfois mortelles. La vaccination permet aussi de protéger les autres, notamment les personnes les plus fragiles de son entourage (nouveau-nés, femmes enceintes, personnes âgées …).
La vaccination de la population permet de diminuer le nombre de maladies infectieuses pour lesquelles il existe un vaccin en évitant de transmettre la maladie à son entourage, en limitant son importance dans la population. La vaccination permet d’éliminer voire d’éradiquer certaines maladies.
Les vaccins renforcent la protection naturelle contre les maladies et aident le corps à se préparer à l’avance pour pouvoir lutter contre certaines maladies.
Pour être totalement efficaces, certains vaccins nécessitent une seule dose, d’autres plusieurs. Enfin, certains nécessitent des rappels tout au long de la vie.
Etre à jour dans ses vaccins
Pour être protégé efficacement tout au long de sa vie, il est important d’être à jour de ses vaccins : cela veut dire avoir reçu le nombre de doses nécessaires des vaccins recommandés en fonction de son âge et de ses risques. Si vous n’êtes pas à jour, pas d’inquiétude, il n’est pas forcément nécessaire de tout reprendre à zéro. Demandez conseil à votre médecin pour savoir si vous devez faire un « rattrapage ».
Effets indésirables de la vaccination
Comme pour tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets indésirables (ou effets secondaires). Les plus fréquents sont une fièvre légère et une douleur ou une rougeur au point d’injection. Les effets indésirables graves sont très rares et font l’objet d’un suivi et de recherches approfondies lorsqu’ils surviennent.
Le risque de développer une maladie grave en ne se vaccinant pas est certes plus faible que celui de voir apparaître un effet indésirable lié à la vaccination, mais les conséquences d’une maladie grave sont sans comparaison avec la nature des effets indésirables.
Le calendrier des vaccinations
Le calendrier des vaccinations rappelle les recommandations vaccinales en fonction des âges et des risques. Il est mis à jour chaque année par le ministère chargé de la santé après avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP).
Pour consulter le calendrier des vaccinations : cliquez ici.
Vaccins obligatoires
En France, les couvertures vaccinales pour certaines maladies sont insuffisantes, ce qui est à l’origine d’épidémies pour des maladies pouvant avoir des conséquences mortelles. Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins sont obligatoires.
Il s’agit des vaccins contre :
- la diphtérie,
- le tétanos,
- la poliomyélite,
- l’haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites),
- la coqueluche,
- l’hépatite B,
- la rougeole,
- les oreillons,
- la rubéole,
- le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites),
- le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites).
En pratique, cela représente 6 rendez-vous pour les enfants de moins de 18 mois (à 2 mois, 4 mois, 5 mois, 11 mois, 12 mois et 16-18 mois) et 10 injections (avec des vaccins combinés), étalées sur 2 ans.

Vaccination pour les enfants de 0 à 18 mois :
Il y a 6 rendez-vous, 10 injections…
- à 2 mois,
- à 4 mois,
- à 5 mois,
- à 11 mois,
- à 12 mois,
- de 16 à 18 mois.
…contre 11 maladies aux conséquences graves :
- la diphtérie (asphyxie, décès) ,
- le tétanos (paralysie, décès) ,
- la poliomyélite (paralysie, décès) ,
- l’Haemophilius influenzae B (méningites, décès) ,
- la coqueluche (détresse respiratoire, décès) ,
- l’hépatite B (cirrhose, cancer) ,
- la rougeole (encéphalite, pneumonie, décès) ,
- les oreillons (méningite, atteintes testiculaires) ,
- la rubéole (malformations foetales) ,
- le méningocoque C (méningites, amputations, décès) ,
- le pneumocoque (méningites, handicap, décès).
Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite restent obligatoires aux âges de 2, 4 et 11 mois.
Pour les enfants de plus de 12 mois résidant en Guyane française, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Ministère de la Santé et de la Prévention.
Source : Ministère de la Santé et de la Prévention
La prise en charge des vaccins
La liste des vaccins pris en charge est fixée par arrêté ministériel.
Les vaccins protégeant contre les maladies suivantes sont remboursés par la CPR sur prescription médicale, au taux du bénéficiaire :
- Vaccins obligatoires pour les enfants : diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP), coqueluche, hépatite B, Haemophilus influenza B, méningocoque C, pneumocoque, oreillons, rougeole, rubéole
- Vaccins recommandés dans certaines situations : grippe saisonnière, hépatite A, infection à papillomavirus humains (HPV), tuberculose, varicelle, Covid-19, Zona, gastro-entérite du nourrisson à rotavirus
Votre médecin, votre pédiatre, votre professionnel de santé sera vous dire si vous êtes éligible ou non aux vaccins recommandés. N’hésitez pas à lui en parler.
Dans certains lieux comme les PMI (Protection Maternelle et Infantile) ou les centres de vaccination, les vaccinations obligatoires et recommandées sont totalement gratuites.
Certains vaccins peuvent être pris en charge à 100%
Le vaccin rougeole oreillons rubéole (ROR) est pris en charge à 100% pour les enfants et les jeunes de 12 mois à 17 ans révolus.
Le vaccin contre la grippe saisonnière est pris en charge à 100% pour les populations à risque (personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée, femmes enceintes) pour lesquelles la vaccination anti-grippale est recommandée. Elles reçoivent un bon de prise en charge de la CPR.
La vaccination contre la covid 19 est prise en charge à 100 % pour toute personne souhaitant se faire vacciner
La vaccination des voyageurs
Certains vaccins sont recommandés, voire obligatoires, pour partir dans certains pays étrangers (par exemple : le vaccin contre la fièvre jaune, le choléra…), mais ils ne sont pas pris en charge par la CPR. Vous pouvez vous rapprocher de votre mutuelle pour voir si une prise en charge est possible.
Pour en savoir plus sur les formalités selon votre destination : consultez « Conseils aux voyageurs », sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Vous avez des questions sur les vaccins indiqués pour votre enfant, sur les rappels ou sur ceux à faire faire dans le cadre d’un voyage à l’étranger ?
Parlez-en à votre médecin traitant, il saura vous conseiller.
Le vaccin Rougeole Oreillons Rubéole
La rougeole, les oreillons et la rubéole sont trois maladies virales très contagieuses qui se transmettent facilement par la toux et les éternuements mais aussi par contact direct avec un objet infecté par des sécrétions (poignées de porte, jouets, mouchoirs…). Elles sont souvent considérées, à tort, comme des maladies sans gravité. Elles peuvent pourtant entraîner des complications graves voire mortelles.
| Symptômes | Complications possibles | |
|---|---|---|
| Rougeole | Forte fièvre, toux, nez qui coule, yeux rouges puis une éruption cutanée. | Otites aiguës, pneumonies, convulsions, encéphalites, perte de la vue. Les complications les plus sévères surviennent soit chez les nourrissons soit chez les plus de 15 ans. Pour ces derniers, dans un cas sur deux, il est question d’une hospitalisation. |
| Oreillons | Fièvre, inflammation douloureuse des glandes salivaires situées à l’avant des oreilles (glandes parotides). | Méningites, surdité, inflammation du pancréas ou des testicules (pouvant entrainer exceptionnellement une stérilité chez le garçon après la puberté). |
| Rubéole | Fièvre, éruption cutanée. | Chez une femme enceinte la rubéole peut occasionner de graves malformations chez le futur bébé : retard de croissance, atteinte du cerveau, des yeux, surdité, malformations cardiaques. |
La vaccination est le seul moyen de protection contre ces 3 maladies. Deux injections suffisent pour être protégé.
Qui doit se faire vacciner ?
- Tous les enfants : La vaccination ROR est obligatoire pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018 et recommandée pour les nourrissons nés avant cette date. La première dose est administrée à 12 mois et la seconde entre 16 et 18 mois,
- Les adultes nés depuis 1980 : Les cas de rougeole sont en recrudescence ces dernières années. Une personne infectée peut contaminer jusqu’à 20 personnes non protégées ! Il est important de veiller à la mise à jour de sa vaccination rougeole-oreillons-rubéole (ROR) pour toute personne née après 1980. L’injection de deux doses de vaccin à un mois d’intervalle, doit être pratiquée systématiquement,
- Les enfants, les adolescents et les jeunes adultes non à jour dans leur vaccination avec l’injection de deux doses de vaccin à un mois d’intervalle.
La prise en charge du vaccin
Le vaccin ROR est pris en charge à 100% par la CPR pour tous les enfants âgés de 12 mois et jusqu’à 17 ans inclus. Au-delà de cet âge, il est pris en charge au taux du bénéficiaire.
Vous pouvez vous faire vacciner chez le médecin de votre choix : votre médecin traitant, votre sage-femme, le pédiatre qui suit votre enfant.
Sur prescription médicale, les infirmières peuvent également effectuer les injections du vaccin.
N’oubliez pas !
La rougeole s’attrape à tout âge. Vérifiez avec votre médecin si votre vaccination ou celle de vos enfants est à jour. Il est là pour vous conseiller et vous renseigner sur les questions que vous pouvez vous poser.
La vaccination contre la varicelle
La vaccination contre la varicelle est recommandée et prise en charge uniquement :
- Pour les adolescents âgés de 12 à 18 ans n’ayant jamais eu la varicelle
- Pour les femmes sans antécédent de varicelle ayant un projet de grossesse
- Pour les femmes sans antécédent de varicelle à la suite d’une première grossesse
- Pour les personnes sans antécédent de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, en contact étroit avec des personnes immunodéprimées
- Pour les personnes en attente de greffe, dans les 6 mois précédant une greffe d’organe solide, sans antécédent de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative,
- Pour les personnes immunocompétentes de plus de 12 ans (à l’exclusion des femmes enceintes), sans antécédents de varicelle et de vaccination contre la varicelle, dans les 3 jours suivant un contact avec un cas de varicelle ou de zona.
La vaccination post-exposition, dans les trois jours suivant l’exposition à la varicelle ou au zona, est également recommandée pour toute personne immunocompétente de plus de 12 ans (à l’exclusion des femmes enceintes et des personnes immunodéprimées), sans antécédents de varicelle et sans antécédent de vaccination contre la varicelle.
Le schéma vaccinal
Le schéma vaccinal est le suivant :
- Deux doses espacées de 4 à 8 semaines si utilisation du vaccin Varivax ®
- Deux doses espacées de 6 à 10 semaines si utilisation du vaccin Varilrix®
Aucun rappel n’est nécessaire
La prise en charge du vaccin
Le vaccin est pris en charge par la CPR sur prescription médicale, au taux du bénéficiaire.
La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV)
Les infections à HPV : de quoi parle-t-on ?
L’infection à papillomavirus humains est l’Infection Sexuellement Transmissibles (IST) la plus fréquente dans le monde. On estime que 80% des hommes et des femmes seront infectés par ces infections au cours de leur vie sexuelle.
Les infections à HPV se transmettent par simple contact au niveau des parties génitales, avec ou sans pénétration, même avec le port du préservatif et quel que soit l’orientation sexuelle. Dans la majorité des cas, il n’y a pas de symptômes et l’infection disparait spontanément. Mais dans certains cas, l’infection persiste et se manifeste par des lésions. Certaines lésions peuvent causer des verrues ano-génitales (condylomes) qui sont bénignes mais douloureuses. D’autres peuvent être précancéreuses et être à l’origine des cancers du col de l’utérus, du vagin, du pénis, de l’anus ou de la sphère ORL. Aujourd’hui, il est possible de prévenir les infections par HPV grâce à la vaccination dès 11 ans.
Chaque année en France, près de 7 130 nouveaux cas de cancers liés aux infections à HPV sont diagnostiqués, chez les garçons comme chez les filles. Pourtant, depuis près de 15 ans, la vaccination contre les infections à HPV a prouvé son efficacité dans le monde entier. Aujourd’hui, elle permet de prévenir jusqu’à 90% des infections HPV à l’origine des cancers.
Idées reçues
Le préservatif masculin protège totalement des HPV !
La réponse est : Faux
Les infections à HPV se transmettent par simple contact au niveau des parties génitales, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Le port du préservatif contribue à prévenir notamment les infections par HPV mais ne constitue pas une protection complète car il ne couvre pas l’intégralité des parties génitales. La vaccination HPV et le préservatif sont complémentaires.
La vaccination pour les garçons et les filles de 11 à 26 ans
Le vaccin contre les infections à HPV n’est pas utilisé pour traiter les infections à HPV ou leurs maladies mais pour prévenir la survenue d’un cancer.
Grâce à un schéma vaccinal complet, on prévient jusqu’à 90% des infections à HPV à l’origine des cancers, chez les hommes comme chez les femmes. La vaccination HPV protège directement votre enfant, votre adolescent ainsi que sa/son/ses futur(e)s partenaires.
Cette vaccination est utilisée dans le monde entier depuis près de 15 ans, avec plus de 300 millions de doses administrées prouvant ainsi son efficacité, sa sûreté et sa tolérance.
Comme pour chaque vaccin, il existe des effets secondaires qui sont le plus souvent bénins : douleur lors de l’injection, douleur et rougeurs au point d’injection, fièvre, douleurs musculaires et maux de tête.
Actuellement, la vaccination est réalisée avec le vaccin Gardasil 9® qui protège contre 9 souches de HPV. Pour être efficace, le schéma vaccinal doit être complet.
En cas de retard ou de schéma vaccinal incomplet, il est important de poursuivre la vaccination en complétant avec la ou les doses manquantes pour une protection optimale. Hésitez pas à en parler avec votre médecin.
À chaque âge son schéma vaccinal
Pour les garçons et les filles âgés de 11 à 14 ans :
- 2 injections, espacées de 5 à 13 mois,
- idéalement avant le début de la vie sexuelle.
Infographie Inca Vaccination contre les cancers HPV
Pour les garçons et les filles âgés de 15 à 17 ans :
- 3 injections :
1ère injection entre 15 et 17 ans,
2ème injection 2 mois après la 1ère injection,
3ème injection 4 mois après la 2ème injection
Pour les hommes et les femmes âgés de 18 à 26 ans qui n’ont jamais été vaccinés entre 11 et 19 ans, il est désormais possible, depuis le 12 décembre 2025, de bénéficier d’une prise en charge.
Concrètement, la vaccination HPV, ce sont :
- 3 injections :
1ère injection entre 19 et 26 ans,
2ème injection 2 mois après la 1ère injection,
3ème injection 6 mois après la 1ère injection,
Cas particulier
Si votre fille a débuté sa vaccination avec le vaccin Cervarix, celle-ci doit se poursuivre avec ce même vaccin, selon le schéma vaccinal suivant :
- Pour les 11 – 14 ans : 2 injections espacées de 6 mois
- Pour les 15 – 19 ans : 3 injections
1ère injection entre 15 et 19 ans,
2ème injection 2 mois après la 1ère injection,
3ème injection 6 mois après la 1ère injection
Idées reçues
Pas besoin de vaccination contre les HPV pour les garçons, cela concerne uniquement les filles.
La réponse est : Faux
Les garçons peuvent être porteurs du virus HPV sans le savoir et ainsi contaminer leurs partenaires. La vaccination des garçons est importante pour limiter la propagation de ce virus. Le HPV peut également être à l’origine de plusieurs cancers, notamment du pénis, de l’anus, de la gorge et de la bouche. Se faire vacciner, c’est se protéger et protéger ses partenaires.
Bon à savoir
Et si vous profitiez d’un rendez-vous vaccinal pour faire le point ?
Entre 11 et 13 ans, votre enfant doit faire son rappel vaccinal dTcaP (Diphtérie – tétanos – coqueluche – poliomyélite). Il peut recevoir une 1ère dose lors de ce rappel.
Entre 11 et 14 ans, votre enfant peut également recevoir une dose de vaccin HPV en même temps que le vaccin à méningocoque ACWY ou que le vaccin contre l’hépatite B.
Où et comment se faire vacciner ?
Parlez-en avec votre médecin traitant, pharmacien, infirmier ou sage-femme afin de commencer la vaccination selon les recommandations vaccinales.
Le vaccin est pris en charge à votre taux habituel de remboursement. Depuis le 12 décembre 2025, cette prise en charge est élargie aux hommes et aux femmes âgés de 18 à 26 ans qui n’ont jamais été vaccinés entre 11 et 19 ans.
Plus d’information sur vos remboursements : Mes remboursements – CPR
Vous pouvez également vous rendre dans un des Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD). Les CeGIDD sont des structures de santé publique qui garantissent un accès gratuit, confidentiel et ouvert à toutes et tous pour la santé sexuelle. Leur mission principale est d’assurer l’information, la prévention, le dépistage et le traitement des IST, du VIH et des hépatites. Ils proposent également une information, une sensibilisation et un accès direct à la vaccination HPV.
Liste des CeGIDD Jeu de données – Liste et localisation des CeGIDD | data.gouv.fr
Bon à savoir
Savez-vous que votre enfant peut également être vacciné au collège ? Cette campagne de vaccination gratuite est reconduite chaque année et vise à améliorer la couverture vaccinale des adolescents. Elle n’est pas obligatoire et un accord écrit des deux titulaires de l’autorité parentale est nécessaire. Lors de cette vaccination, votre enfant devra être muni de son carnet de santé. N’hésitez pas à vous renseigner.
Pour aller plus loin
Parce qu’il n’est pas toujours facile de parler de sexualité avec son adolescent, la CPR met à votre disposition le dépliant
Sources
Organisation mondiale de la Santé Papillomavirus humain et cancer
Institut national du cancer Se protéger contre plusieurs cancers grâce à la vaccination HPV : un rattrapage possible jusqu’à 26 ans
Vaccination Info Service Infections à Papillomavirus humains (HPV) | Vaccination Info Service
La vaccination contre la grippe saisonnière
La grippe saisonnière est une infection respiratoire aiguë, très contagieuse. Souvent considérée comme une maladie anodine, elle peut entraîner des complications graves, en particulier chez les personnes fragiles, comme les séniors, celles atteintes de certaines maladies chroniques, les femmes enceintes, les personnes obèses ou les nourrissons.
Pourquoi se faire vacciner ?
La vaccination est le moyen le plus efficace de se protéger de la grippe et de ses complications.
Elle permet de réduire le risque de contamination par le virus de la grippe et de développer une forme grave de la maladie.
Chez la femme enceinte, la vaccination protège également le nourrisson pendant ses premiers mois de vie.
Quelques chiffres de la campagne de vaccination 2025-2026 :
- Environ 115 000 passages aux urgences
- Environ 24 000 hospitalisations
- Plus de 4 000 décès liés à la grippe déclarés
Source : Santé publique France / Bulletin Infections respiratoires aiguës / Publication : 15 avril 2026
Pourquoi se faire vacciner chaque année ?
Les virus de la grippe évoluent chaque année. Les vaccins sont donc adaptés pour offrir la meilleure protection possible contre les souches de virus les plus susceptibles de circuler.
La protection vaccinale est atteinte environ deux semaines après la vaccination. Pour être bien protégé dès le début de l’hiver, il est recommandé de se faire vacciner dès les premières semaines de la campagne de vaccination.
Qui est concerné par les recommandations vaccinales ?
La Haute Autorité de Santé recommande la vaccination pour les personnes particulièrement exposées aux risques de complications de la grippe :
- les personnes âgées de 65 ans et plus,
- les personnes atteintes d’une affection chronique*,
- les personnes au contact de nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque ainsi que l’entourage des personnes immunodéprimées,
- les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de grossesse,
- les personnes en obésité morbide (IMC égal ou supérieur à 40),
- les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement.
* Pour connaître la liste précise des maladies concernées, les recommandations adaptées à votre situation et les éventuelles contre-indications, consultez votre médecin traitant.
Consulter en détail la liste de personnes pour lesquelles la vaccination est recommandée dans le calendrier vaccinal publié par le ministère de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.
Prise en charge de la vaccination
Si vous êtes concerné par les recommandations vaccinales la CPR vous envoie un courrier d’invitation accompagné d’un bon de prise en charge. Ce document vous permet de bénéficier d’une prise en charge à 100 % du vaccin antigrippal par la CPR.
L’injection du vaccin est prise en charge dans les conditions habituelles, selon votre situation, sur présentation de votre bon de prise en charge et de votre carte Vitale. Elle est prise en charge à 100 % pour les femmes enceintes (à partir du 6ème mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement) et pour les personnes bénéficiant d’une affection de longue durée (ALD) pour lesquels le vaccin est recommandé.
Comment se faire vacciner ?
Vous avez plus de 11 ans, êtes éligible à la vaccination et disposez d’un bon de prise en charge
- Présentez votre bon de prise en charge et votre carte Vitale à votre pharmacien qui vous remettra votre vaccin.
- Faites-vous vacciner soit immédiatement par le pharmacien soit en prenant rendez-vous avec un médecin, un infirmier ou une sage-femme .
Votre enfant a moins de 11 ans et vous avez reçu un bon de prise en charge
- Consultez votre médecin ou une sage-femme qui prescrira le vaccin à votre enfant et complétera la prescription pour l’injection du vaccin directement sur le bon de prise en charge.
- Retirez le vaccin en pharmacie en présentant le bon de prise en charge complété et la carte Vitale à laquelle votre enfant est rattaché.
- Prenez rendez-vous pour faire vacciner votre enfant avec un infirmier, un médecin ou une sage-femme.
Vous êtes éligible à la vaccination mais vous n’avez pas reçu de bon de prise en charge
- Votre médecin, pharmacien, infirmier ou sage-femme peut vous remettre un bon vous permettant d’obtenir le vaccin pris en charge à 100 % par la CPR.
Vous ne faites pas partie de la population à risque
- Vous pouvez acheter votre vaccin directement en pharmacie, sans prescription médicale, puis vous faire vacciner par le professionnel de santé de votre choix : un pharmacien, médecin, sage-femme ou infirmier. Vous ne recevez pas de bon de prise en charge.
Régime spécial
Si vous relevez du régime spécial et ne faites pas partie de la population à risque, le vaccin et l’injection sont pris en charge selon vos conditions habituelles, pendant la période de la campagne de vaccination.
Régime général
Si vous relevez du régime général et ne faites pas partie de la population à risque, le vaccin et l’injection ne sont pas pris en charge.
En dehors de la campagne vaccinale le vaccin contre la grippe n’est pas remboursé, quel que soit le régime d’affiliation.
Salariés SNCF : vaccination par la médecine du travail
Si vous êtes salarié au statut SNCF, relevez du régime spécial, vous pouvez vous faire vacciner gratuitement dans le cadre de la médecine du travail. Les vaccins sont fournis par l’entreprise et la vaccination est réalisée dans les cabinets médicaux SNCF.
Si vous avez perdu votre bon de prise en charge, vous pouvez le consulter et le télécharger à tout moment depuis votre Espace personnel ou votre compte ameli.
Vaccination contre la grippe et le Covid-19
Si vous êtes concerné par les deux vaccinations, grippe et Covid-19, vous pouvez les réaliser en une seule séance. Vous serez ainsi doublement protégé ! Aucun délai particulier n’est nécessaire entre les deux vaccinations.
Si vous réalisez la vaccination contre la grippe en même temps que celle contre le Covid-19, pensez toujours à apporter votre vaccin antigrippal chez le professionnel qui vous vaccine. Le vaccin contre la grippe est disponible uniquement en pharmacie, tandis que le vaccin contre le Covid-19 est fourni directement par le professionnel de santé qui vous vaccine.
Les gestes barrières restent essentiels
Ces mesures contribuent à limiter la transmission de nombreuses infections virales, notamment la grippe, le Covid-19, le rhume, la gastro-entérite, la bronchite, la bronchiolite…
En adoptant ces gestes simples, chacun contribue à se protéger et à protéger son entourage.

La grippe, vrai ou faux
La grippe n’est pas une maladie grave, c’est juste un gros rhume
La réponse est : Faux
La grippe est une infection des voies respiratoires, très contagieuse, qui touche des millions de personnes en France chaque année. Même chez les personnes jeunes ou en bonne santé, la grippe peut « clouer au lit » et entraîner fatigue et toux pendant plusieurs semaines. Mais surtout, elle peut entraîner de sérieuses complications chez les personnes fragiles. Le vaccin annuel est le moyen le plus sûr de vous protéger.
Pour prévenir ou soigner la grippe, il faut me mettre sous antibiotiques
La réponse est : Faux
La grippe est une maladie virale, les antibiotiques ne sont donc pas utiles pour prévenir et soigner la grippe. Ils ont seulement leur place en cas de surinfection bactérienne. C’est votre médecin qui vous conseillera le mieux.
Le vaccin contre la grippe peut me donner la grippe
La réponse est Faux
Le vaccin antigrippal ne peut pas causer la grippe car il est composé de virus tués. Certaines personnes peuvent avoir de la fièvre ou des courbatures pendant un ou deux jours (on parle de « syndrome pseudo-grippal ») mais ce n’est pas la vraie grippe.
J’ai été vacciné l’année dernière mais il faut que je me refasse vacciner tous les ans !
La réponse est : Vrai
D’une année à l’autre, les virus de la grippe qui circulent peuvent être différents et la composition du vaccin est modifiée en conséquence. De plus, l’efficacité du vaccin contre la grippe est limitée dans le temps, d’où la nécessité de se faire vacciner chaque année.
L’épidémie de la grippe n’est pas encore là. Je peux attendre pour me faire vacciner.
La réponse est : Faux
Le vaccin est disponible courant octobre. N’attendez pas le début de l’épidémie pour vous faire vacciner. En effet, il faut compter environ 15 jours après l’injection pour que le vaccin soit efficace.
Le vaccin contre la grippe est dangereux pour la santé. Il épuise mon système immunitaire.
La réponse est : Faux
Tous les jours votre organisme entre en contact avec des millions de microbes et votre système immunitaire travaille continuellement pour vous en protéger. Se faire vacciner contre la grippe entraîne une « mise en route » et non une diminution des défenses immunitaires.
Se laver les mains est un moyen efficace de prévenir la grippe.
Ceci n’est ni Vrai, ni Faux
Se laver les mains ne suffit pas pour se protéger de la grippe. La vaccination est le meilleur moyen de se protéger et de protéger ses proches. Néanmoins, certains gestes simples permettent de limiter les risques de contagion : se laver les mains, se couvrir la bouche et le nez lorsque vous toussez…
Je suis enceinte, le vaccin contre la grippe est contre-indiqué chez moi.
La réponse est : Faux
Quel que soit le trimestre de la grossesse, la vaccination contre la grippe est recommandée. En effet, en étant enceinte, votre système immunitaire, qui protège contre les infections, est moins efficace. Se faire vacciner contre la grippe pendant sa grossesse, c’est vous protéger et protéger votre bébé des risques de complications de la grippe. Parlez-en avec votre médecin, qui saura vous conseiller.
La vaccination contre la grippe ne concerne que les adultes et les personnes âgées, chez les enfants elle est contre-indiquée.
La réponse est : Faux
La vaccination est possible pour tous à partir de 6 mois. Chez les enfants et les adolescents, elle est recommandée en cas de certaines maladies chroniques, ou de traitements spécifiques. Parlez-en avec votre médecin ou votre pédiatre, c’est lui qui vous conseillera le mieux.
L’homéopathie peut remplacer le vaccin contre la grippe.
La réponse est : Faux
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé le rappelait en 2016 : aucun produit homéopathique ne peut se substituer au vaccin antigrippal. Leur utilisation à la place du vaccin antigrippal constitue une perte de chance, notamment chez les personnes à risque de complications.
Sources :
La vaccination Covid-19
La vaccination contre le Covid-19 est recommandée chaque année, à l’automne, pour les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que pour les personnes à risque de forme grave de Covid.
Les personnes pour lesquelles il est recommandé de renouveler leur vaccin sont :
- Les personnes âgées de 65 ans et plus,
- Les femmes enceintes,
- Les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge,
- Les résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et unités de soins de longue durée (USLD), quel que soit leur âge,
- Les personnes à très haut risque de forme grave selon chaque situation médicale individuelle et dans le cadre d’une décision partagée avec les équipes soignantes (hypertension artérielle, problèmes cardiaques, vasculaires, hépatiques, rénaux, pulmonaires, diabète, obésité, cancers…),
- Les personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, y compris les professionnels des secteurs sanitaire et médicosocial.
Le délai à respecter après la dernière injection vaccinale ou la dernière infection Covid-19 est de 6 mois minimum, quelle que soit la situation de la personne.
Ce délai est réduit à 3 mois pour les personnes immunodéprimées et les personnes âgées de 80 ans et plus.
Les personnes concernées pourront se faire vacciner en ville par :
- Un pharmacien ;
- Un médecin ;
- Un infirmier ;
- Une sage-femme ;
Retrouvez les lieux de vaccination sur www.sante.fr.
Prenez rendez-vous directement avec votre professionnel de santé. Il n’y a aucun document à présenter.
À noter :
Les vaccins contre le Covid-19 sont pris en charge à 100% par la CPR. Depuis le 1er mars 2025, l’acte d’injection du vaccin est remboursé au taux du bénéficiaire.
Le jour de votre rendez-vous, munissez-vous des pièces suivantes :
- pièce d’identité,
- carte Vitale ou attestation de droits.
Par ailleurs, prévoyez une tenue vestimentaire qui vous permettra de dégager facilement l’épaule, c’est là que le vaccin vous sera administré.
Même vacciné, les gestes barrières sont nécessaires
Il n’est plus nécessaire de s’isoler en cas de test positif au Covid-19, en cas de contact avec une personne positive, ou dès l’apparition de symptômes. Cependant, comme pour toute maladie à infection respiratoire aiguë, il est fortement recommandé de porter un masque, de se laver fréquemment les mains, d’éviter les contacts avec des personnes âgées ou fragiles, et d’informer les personnes avec qui l’on a été en contact lorsqu’on était contagieux. Les gestes barrières sont toujours à appliquer scrupuleusement même si vous êtes vacciné.
Vaccination contre la grippe et contre le Covid-19
Si vous êtes concerné à la fois par la vaccination contre la grippe et la vaccination contre la Covid-19, il est possible de pratiquer les 2 vaccinations le même jour, au cours de la même séance de vaccination. Les vaccins sont injectés dans deux sites différents. Il n’existe pas à ce jour de vaccin combiné contre les deux infections.
Si les deux vaccins ne sont pas administrés le même jour, il n’y a pas de délai spécifique à observer entre les deux vaccinations.
En cas de voyage à l’étranger
Il est recommandé de se renseigner sur les règles sanitaires en vigueur dans le pays de destination.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter :
Vaccination de la femme enceinte
Plusieurs vaccinations sont recommandées pour la femme enceinte :
- Vaccinations antigrippale et Covid 19 : entre octobre et février (sauf pour la Réunion), quel que soit le trimestre de grossesse. Elles permettent de réduire les risques de complications graves pour la femme enceinte et le fœtus.

Régime spécial
Si vous avez déclaré votre grossesse, vous recevrez votre bon de prise en charge pour la vaccination antigrippale lors de la campagne annuelle. Ce vaccin est pris en charge à 100 %.
- Coqueluche : recommandée à partir du 2ème trimestre et de préférence entre les semaines d’aménorrhées 20 et 36. La vaccination contre la coqueluche doit être effectuée à chaque grossesse et peut être réalisée avec un vaccin tétravalent (dTcaP). Elle permet de protéger le nouveau-né grâce au transfert d’anticorps.
- Bronchiolites / Infections à VRS : recommandée entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées (entre septembre et janvier). Elle permet de protéger le nouveau-né grâce au transfert d’anticorps maternels.
Parlez-en avec votre médecin ou votre sage-femme qui saura vous conseiller.
Attention !
Les vaccins contre la rubéole et la varicelle sont contre-indiqués pendant la grossesse. Ils doivent être réalisés en amont, si nécessaire.
Pour en savoir plus : Grossesse et projet de grossesse | Vaccination Info Service

